
101 milliards de dollars. Il s’agit du montant de l’émission obligataire à 2, 5 et 7 ans de l’Etat américain réalisée au cours de la semaine du 25 mai, soit l’équivalent d’un tiers du programme de rachat de bons du Trésor que la Fed compte mener jusqu’en septembre.
Pour faire face à la crise, les Etats ont gonflé leurs déficits et l’on peut craindre la dégradation de la notation des dettes gouvernementales. Les investisseurs étaient d’ailleurs préoccupés lors de l’émission américaine, surtout après l'avertissement lancé le 22 mai par l'agence de notation Standard & Poor's sur la dette britannique
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Si la première émission américaine de 40 milliards de dollars à 2 ans a
remporté un vif succès auprès des investisseurs étrangers, dont les
banques centrales, la dernière opération à 7 ans a en revanche laissé
les opérateurs internationaux plus sceptiques puisque ces derniers
n’ont acheté qu’un tiers des emprunts émis, ce qui n’est pas de bonne
augure pour les prochaines émissions prévues par le Trésor américain.
A la crainte de soutenabilité de l’énorme dette américaine s’ajoute un certain retour d'appétit pour le risque de la part des investisseurs, qui font le choix de remplacer, dans leur portefeuille, des emprunts d'Etat peu rémunérateurs par des actifs financiers un peu plus risqués. La remontée des taux longs au cours des derniers mois (cf graphique ci-contre) a permis d’offrir aux participants à l’émission des rendements attrayants : le rendement du T-Bond à 10 ans a atteint 3,74 % mercredi 27 mai, son plus haut niveau depuis la mi-novembre 2008. Mais les Etats-Unis vont néanmoins devoir rassurer leurs principaux créanciers (Chine et Japon) dont une importante partie des réserves de change est libellée en dollars, monnaie qui s’est dépréciée par rapport aux principales devises au cours des 3 derniers mois. Le récent voyage à Pékin du secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner a sans doute été l’occasion pour créanciers et débiteurs de clarifier la situation.
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