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                EGP vous répond

"J’entends beaucoup parler d’opportunités obligataires mais constate par curiosité que les variations de cours peuvent être fortes. Schématiquement, comment se valorise une obligation ?"
M. Lambroit, Levallois

Ne pouvant être exhaustif à ce stade, quelques éléments à retenir :
        -    Le rendement actuariel : les obligations sont cotées en pourcentage de leur nominal. Calculer le rendement actuariel consiste à indiquer ce que toucherait l’investisseur s’il conservait son titre jusqu’à échéance. Ce taux permet de comparer facilement les titres les uns par rapport aux autres, et ce quel que soit le montant des coupons ( revenu) versés.
        -    La variation de cours : le cours d’une obligation augmente lorsque les taux d’intérêt diminuent et inversement.
        -    La sensibilité et duration : selon leurs caractéristiques, les obligations ne présentent pas la même sensibilité à une variation de taux d’intérêt. Elle varie en fonction du coupon servi et des années restant à courir avant l’échéance (maturité). Retenir que plus la maturité est longue, plus la sensibilité du titre à une variation de taux d’intérêt est élevée. La notion de duration quant à elle est assimilée au délai nécessaire pour pouvoir récupérer la valeur actuelle de l’obligation.

        -    Le risque « crédit » : celui-ci  concerne les obligations d’entreprises en non pas les obligations d’Etat. Il  traduit le risque de défaut de l’émetteur et se mesure par le taux actuariel supplémentaire à celui proposé par l’Etat. Cette différence, appelée « spread de crédit » mesure le niveau de confiance du marché sur la capacité d’une entreprise à rembourser son emprunt. Les agences de notation comme Standard & Poors, Moody’s ou Fitch apportent une note correspondant à la qualité de signature de l’émetteur. Ces spread de crédit fluctuent beaucoup avec la crise actuelle (risque de faillite) et l’on assiste à de fortes variations sur les obligations.

        Le marché obligataire est un marché actif qui présente de réelles opportunités mais pas exempt de risques. Nécessitant l’appui de professionnels, nous vous recommandons de vous orienter vers nos spécialistes.

JC-guillaume
Jean-Christophe Guillaume
,
Responsable de clientèle
jeanchristophe.guillaume@eurogp.com

                Secteur automobile US - Dérapage incontrôlé

        Le secteur automobile américain va-t-il s’effondrer avec la mise sous la protection du Chapitre 11 (cessation de paiement) des constructeurs automobiles américains Chrysler et General Motors ?

        Vacillant depuis quelques années, les « Big Three » (Chrysler, Ford et General Motors) se sont eux-mêmes approchés du précipice en se concentrant principalement sur les véhicules très gourmands en carburant au détriment des petites berlines et en soutenant artificiellement le marché automobile à coup de rabais depuis 2001. La crise actuelle n’a fait qu’accélérer les choses. Résultat : un effondrement des parts de marché (20 % aujourd’hui pour GM contre 50 % au plus haut) et des équipementiers à bout de souffle (Delphi est sous Chapitre 11 depuis 2005 rejoint par Visteon depuis quelques jours).

        Laisser tomber le secteur ? Avec 4 % du PIB américain, 3 millions d’emplois directs et indirects, 775 000 retraités et 2 millions de bénéficiaires d’une couverture maladie, l’administration Obama ne peut se le permettre d’autant que le manque à gagner en terme de revenus et de recettes fiscales s’élèveraient à respectivement 150 Mds $ et 60 Mds $.

        La mise sous Chapitre 11 est peut être une solution, surtout si elle est accompagnée par une restructuration organisée et que l’Etat américain prend part à cette réorganisation. C’est semble-t-il ce vers quoi nous nous dirigeons avec l’éviction des constructeurs étrangers (Fiat en tête) du tour de table. Une dose de nationalisation et de protectionnisme qui ne devrait pas avoir bonne presse auprès des concurrents européens et asiatiques…


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