Depuis le début de l'année, les indices boursiers et les actifs risqués de manière générale ont connu le pire (CAC40 à 2465 et baril de brut WTI proche de $33 en mars) et le meilleur (CAC40 proche de 3400 et le baril au dessus de $70 à fin mai). Les progressions en l'espace de 3 mois sont vertigineuses : le pétrole a doublé, dans son sillage l'indice de la bourse de Russie a bondi de plus de 140% depuis ses plus bas, le Brésil de plus de 80% et les marchés développés de près de 40%.
Une telle hausse est elle justifiée ? OUI ! N'oublions pas qu'au pire de la crise les analystes ne voyaient pas de rebond des marchés sans une conjonction de 3 facteurs :
1. Retour de la confiance
2. Réduction des spread de crédit, autrement dit une diminution des coûts de crédit.
3. Stabilisation de l'immobilier américain
Force est de constater que ces trois éléments ont été remplis, du moins partiellement. Tout d'abord la confiance : les indicateurs, que ce soit du côté du consommateur ou des entrepreneurs, se sont retournés à la hausse. Ceci est particulièrement positif puisque ces indicateurs sont des indicateurs avancés de l'activité. Ils rebondissent 6 à 12 mois avant l'activité. Ayant rebondi dès le début de l'année, ils militent pour une sortie de crise possible entre le 3ème trimestre 2009 et le 1er trimestre 2010.
Côté crédit, la prime que devaient payer les entreprises par rapport aux emprunts d'Etat s'est réduite fortement et depuis le début de la crise les taux souverains se sont fortement réduits même en prenant en compte la forte remontée depuis quelques semaines. Les entreprises peuvent donc emprunter à des tarifs bien plus compétitifs qu'il y a 6 mois.